|
Beaucoup de parents ont tendance à « couver » leurs enfants de peur qu’il
leur arrive quelque chose. Mais quand le handicap est de la partie, il
arrive que cette couvade soit tellement étouffante que l’on se sente proche de
l’asphyxie. Le problème est que, handicap ou pas, tout le monde a besoin
d’air et d’indépendance, de se sentir utile et de pouvoir agir par soi-même.
L’adolescence est déjà une étape difficile en soi et bien souvent le
handicap n’arrange rien, maintenir le dialogue est donc très important.
Il peut être très positif de rencontrer des personnes ayant le même handicap
que soi. Cela permet d’aborder différentes choses comme des questions qu’on se
pose, des sentiments qu’on aurait du mal à exprimer à quelqu’un qui ne vit pas
la même chose, des petits soucis de la vie quotidienne et les petits trucs
pratiques qui simplifient la vie. C’est un peu comme prendre congé des
relations avec les valides, de pouvoir se laisser aller pour un petit
moment.
|